12 May

La couche d’Ozone

Qu’est-ce que la couche d’Ozone ?

La couche d’ozone est une couche de la stratosphère terrestre qui se trouve entre 20 et 50 km d’altitude. Elle se caractérise par une concentration en ozone (O3) proportionnellement plus importante que dans les autres couches de l’atmosphère, de l’ordre de dix parties par million (ppm).

Ozone Utile ou nocif ?

À haute altitude, la couche d’ozone a pour effet d’absorber la plus grande partie du rayonnement solaire ultraviolet. Elle joue donc un rôle protecteur car ces rayonnements sont dangereux pour les organismes vivants.

La qualité de l’ozone dépend du lieu où l’on se trouve : il existe le « bon ozone » présents dans la couche stratosphérique qui nous protège des rayons ultraviolets et de leurs effets et le « mauvais ozone » qui est présent dans la couche basse. Ce dernier est néfaste pour toutes les espèces animales, dont l’homme car il est toxique malgré le fait que nous sommes amenées à l’inhaler.

Vivre sans couche d’Ozone ?

En l’absence de la couche d’ozone dans la haute atmosphère, la vie n’aurait été possible que dans les océans, à une profondeur suffisante de la surface des eaux. Ce fut le cas au cours de l’éon Archéen, lorsque l’atmosphère de la Terre était dépourvue de dioxygène et ainsi d’ozone.

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Le trou de la couche d’Ozone

À la fin des années 1970, des recherches scientifiques en Antarctique ont mis en évidence une diminution périodique de l’ozone dans cette région polaire. Ce que l’on a appelle le « trou de la couche d’ozone ». Il se forme au printemps dans l’Antarctique, à la fin de la nuit polaire et s’agrandit pendant plusieurs mois avant de se réduire.

Comment expliquer l’augmentation de ce trou dans la couche d’Ozone ?

  • C’est en 1985 que l’alerte a été donnée avec la découverte d’une diminution importante de la concentration d’ozone au cours des mois de septembre et d’octobre au-dessus du continent Antarctique. Une réduction de près de 50 % du contenu total d’ozone était observée, se produisant au cours du printemps austral et couvrant toute la surface de l’Antarctique
  • En 2000, 2001 et 2003, le trou dans la couche d’ozone a atteint une superficie jamais observée avant 2000.
  • En 2006, l’ONU et les experts sonnent l’alertent sur le fait que la couche d’ozone se reconstitue moins vite que prévu, en raison probablement de l’utilisation persistante de gaz interdits, de type CFC, mais peut-être aussi à cause de l’effet de serre.

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06 May

Plancher chauffant

Comment fonctionne ce principe ?

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Le plancher chauffant est un mode de chauffage qui utilise la surface du sol pour chauffer l’habitat. Plus précisément, ce procédé d’émission de chaleur passe par l’intermédiaire  d’un fluide qui est d’abord réchauffé dans les capteurs solaires et qui ensuite circule directement dans le plancher chauffant pour agir sur l’air intérieur. En outre, cela consiste à chauffer peu une grande surface au lieu de plusieurs petites surfaces très chaudes comme par exemple avec des radiateurs.

France_road_sign_A14.svg Il faut savoir que les capteurs solaires thermiques ne permettent pas de couvrir la totalité des besoins en chauffage. Donc, il faut recourir à un système d’appoint pour apporter le complément d’énergie nécessaire. L’idéal est de combiner votre chauffage au sol avec une chaudière à condensation ou une chaudière basse température ! L’équilibre entre l’énergie solaire et l’appoint est géré par le groupe de régulation.

Quels sont les différents types de plancher chauffant ?

  • Le plancher chauffant à circulation d’eau: un circuit d’eau chaude serpente dans le plancher pour chauffer la surface du sol
  •  Le plancher chauffant électrique ou plancher rayonnant électrique (PRE): il s’agit d’un câble qui chauffe le plancher par effet Joule par l’intermédiaire d’une résistance électrique.

*Dans le cas du plancher chauffant à circulation d’eau, ce peut également être un plancher chauffant-rafraîchissant s’il est raccordé à une pompe à chaleur réversible. La température de fonctionnement du plancher chauffant à circulation d’eau doit être régulée par un système de vannes thermostatiques (commandées par un thermostat).

Le plancher chauffant, un plus pour le confort ?

Il est en effet question d’un meilleur confort thermique ;  la chaleur est homogène dans toutes les pièces, du sol au plafond, il y a une meilleure qualité au niveau de l’air intérieur du fait d’une absence quasi totale de mouvements de poussières et enfin un confort esthétique car aucun émetteur de chaleur n’est visible.

*Les fabricants ont aujourd’hui sensiblement amélioré la qualité des planchers chauffants et la température au sol n’excède pas les 28°C.

Le plancher chauffant, un plus pour l’économie d’énergie ?

On parle d’économies d’énergie car le rendement d’émission est proche de 1. En effet, il n’est pas question d’un seul radiateur mais bien de l’ensemble de la surface du sol qui en joue le rôle. Cela s’explique aussi par le fait que la plupart des nouveaux systèmes de chauffage au sol hydrauliques fonctionnent à “basse température”. En d’autres termes, l’ensemble du système tourne avec un liquide de chauffage à 40°C maximum au lieu des 50 à 70°C pour des radiateurs ce qui représente une économie d’énergie non négligeable.

28 Abr

Le condenseur

Qu’est-ce qu’un condenseur ?

Un condenseur est un appareil dont la fonction principale est de transformer des vapeurs surchauffées par le travail de compression en liquide sous-refroidi. Il est possible de provoquer cette réaction grâce à un échangeur thermique qui doit être maintenu froid par la circulation d’un fluide réfrigérant. Ensuite, la chaleur latente du corps est transférée dans le fluide réfrigérant, ce qui se traduit par un changement de phase à température constante.

*Le fluide réfrigérant varie en fonction du débit de gaz ou vapeur à condenser et de la température de condensation du gaz : air, eau, saumure.

Quels sont les différents types de condenseurs ?

  • Condenseurs à fluides séparés : Il n’y a pas de contact entre la vapeur et le fluide réfrigérant.

 

  • Condenseurs à contact direct : Il y a contact entre le mélange de la vapeur à condenser et le fluide réfrigérant.

Quel est le fonctionnement d’un condenseur ?

Les condenseurs sont souvent des échangeurs de chaleur à calandre et faisceau tubulaire.

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La condensation se fait presque systématiquement dans la calandre. On utilise généralement des tubes d’un centimètre de diamètre et de longueur comprise entre 2 et 6 mètres. Un des critères pour ces choix est souvent la perte de charge, surtout pour des appareils travaillant à pression réduite.

Dans le cas d’une pompe à chaleur, le fluide frigorigène, après avoir emmagasiné de la chaleur et s’être évaporé dans l’évaporateur, circule dans un circuit fermé. Ensuite, il passe à proximité d’une source plus fraiche (air, sol ou eau) et ainsi se condense pour refaire un cycle.

Cet échangeur de chaleur permet la condensation du fluide frigorigène. Ce phénomène exothermique permet de restituer de la chaleur au médium (eau, air…) et donc de le réchauffer. C’est par exemple le cas dans une chaudière à condensation.

 

Quels sont les étapes de la condensation ?

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Etape 1 : les vapeurs surchauffées quittent le compresseur et entrent dans le condenseur.

Etape 2 : les premières gouttelettes de liquide apparaissent.

Etape 3 : petit à petit les molécules de gaz se condensent, la proportion de vapeur diminue remplacée par du liquide.

Etape 4 : la dernière molécule de gaz ayant disparue, il n’y a donc que du liquide.

Etape 5 : le liquide continu à se refroidir au contact du médium de refroidissement (air,eau).

Etape 6 : le changement d’état est terminé, le liquide retourne au détenteur.

 

27 Abr

L’étiquette énergie

L’étiquette énergétique, qu’est-ce que c’est ?

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L’étiquette-énergie est une fiche qui a pour but de reproduire le classement des appareils sur une échelle de A à G, en fonction de leur consommation énergétique. On parle aussi de performance énergétique. Les appareils de catégorie A (en vert) ont le meilleur rendement énergétique, ceux de catégorie D ou G (en rouge) ont le moins bon. Lorsque la plupart des appareils d’un même type ont atteint la catégorie A, 3 catégories supplémentaires peuvent être ajoutées: A+, A++ et A+++.

Comment se décompose une étiquette énergétique ?

  • Les références de l’appareil : dans cette partie figurent les références précises de l’appareil, du modèle et du fabricant.
  • La classe énergétique : un code couleur associé à une lettre (de A++ à G) qui donne une idée de la consommation d’énergie d’un appareil électroménager.
  • Consommation, efficacité, capacité, etc : cette partie regroupe divers informations suivant le type d’appareil.
  • Le bruit : le bruit émis par l’appareil est inscrit en décibels.

Quels sont les avantages de l’étiquette énergie ?

L’étiquette énergie permet au consommateur de faire un choix entre les différents modèles. En effet, il permet au consommateur de faire des économies en choisissant les produits qui consomment le moins d’énergie. Ainsi, c’est un moyen indirect pour encourager les entreprises à investir dans des produits qui consomment moins d’énergie et de ce fait plus économiques.

Quels sont les produits concernés ?

Les réfrigérateurs, congélateurs et appareils combinés, les lave-linges, sèche-linges, lave-vaisselles domestiques, les fours domestiques, les climatiseurs domestiques, les ampoules électriques.

A propos de la réglementation ?

À la suite de la directive 92/75/CEE du Conseil du 22 septembre 1992, la plupart des appareils électroménagers et les ampoules électriques doivent avoir une étiquette-énergie.

Les étiquettes énergétiques sont obligatoires pour tout équipement vendu dans l’UE pour lesquels il existe une obligation d’étiquetage ou une réglementation en la matière. Elles doivent être visibles sur chaque appareil disponible sur le lieu de vente.

France_road_sign_A14.svgLorsque les États membres ont des raisons de soupçonner que les informations figurant sur les étiquettes ou fiches sont incorrectes, ils peuvent exiger que les fournisseurs apportent des preuves.

26 Abr

Les sources d’énergie intermittentes

Qu’est-ce qu’une source d’énergie intermittente ?

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A la différence des énergies traditionnelles disponibles en permanence telles que l’hydraulique et le nucléaire ou  à la demande comme les centrales thermiques, les sources d’énergie intermittentes sont, elles, des sources de production d’énergie renouvelable qui ne sont pas disponibles en continue. En effet, leur disponibilité varie fortement sans possibilité de contrôle. Certaines de ces sources d’énergie ont des variations régulières et prévisibles comme l’énergie marémotrice et l’énergie solaire, d’autres sont moins régulières comme l’énergie éolienne. Ce terme est notamment utilisé par la Commission européenne et Eurostat pour distinguer les énergies renouvelables (biomasse, déchets etc.) On pourrait tout aussi bien les qualifier d’aléatoires.

Que nous apportent-elles ?

Les avantages de ces sources d’énergie intermittentes tiennent au caractère renouvelable et inépuisable à l’échelle humaine de ces sources. Elles ont un coût marginal restreint et n’émettent pas ou peu de polluants. Les coûts d’investissement peuvent être cependant élevés pour pouvoir exploiter ces sources renouvelables. Celui-ci a cependant diminué rapidement au cours des dernières années. De plus, ces sources d’énergies sont principalement utilisées pour produire de l’électricité.

Les inconvénients liés à ce procédé ?

En raison de leur intermittence, énergie solaire et éolienne ne peuvent donc pas répondre à elles seules aux besoins énergétiques d’un pays du fait de la très forte variabilité de la demande de la consommation électrique. En effet, leur électricité n’est pas produite en fonction de la demande mais en fonction de l’alternance jour-nuit, du climat local et de la météorologie.

Le développement de ces sources d’énergie rend donc indispensable la présence d’énergies de substitution capables de suppléer sans délai aux carences des intermittentes.

Des solutions ?

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Au vue des besoins grandissant des individus qui se traduit par une forte croissance de la production au sein des pays en développement, il est plus que nécessaire de trouver des solutions pour pallier la demande et ainsi de répondre aux besoins constants.

La problématique de l’intermittence des énergies renouvelables pourrait être en parti résolu par le développement du concept d’interconnexion, de consommation flexible ou de moyens de stockage performants notamment via des batteries de véhicules électriques, des volants d’inertie ou des barrages hydroélectriques. De plus, de nombreux projets sont actuellement en cours d’expérimentation, concernant aussi bien l’éolien (pompage turbinage, stockage chimique…) que le solaire (fluides caloporteurs, batteries géantes…).

20 Abr

L’acier inoxydable

Quelles sont les propriétés de l’acier inoxydable ?

L’acier inoxydable ou « inox » est composé d’acier soit de 1,2% de carbone et de 10,5 % de chrome, dont la propriété est d’être peu sensible à la corrosion et peu sujet à la rouille.

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Cette inoxydabilité s’explique par la formation d’une couche protectrice d’oxyde de chrome du fait du chrome en solution (au-delà de 10,5 %) présent dans la matrice de celui-ci. D’autres composants peuvent être ajoutés :

  • le nickel qui améliore les propriétés mécaniques en général
  • le molybdène ou le titane qui améliorent la stabilité de l’alliage pour des températures autres qu’ambiante.
  • le vanadium et le tungstène accompagné en général d’une augmentation de la teneur en chrome, pour obtenir la résistance aux hautes températures au contact d’une flamme notamment.

L’acier inoxydable est devenu indispensable dans de nombreux domaines tels que pour les ustensiles de cuisine, objets usuels, médecine, chirurgie, bâtiment et travaux publics, construction navale, automobile, aéronautique, outillage, industries mécaniques, agroalimentaires, chimiques, transports, etc.

Quelles sont les avantages tirés de ce matériau ?

Le but principal des aciers inoxydables est de permettre à un matériel en acier d’être très résistant à la rouille et notamment à la corrosion.

Ce dernier peut faire face à des conditions atmosphériques défavorables telles que le dioxyde de carbone, l’humidité, les champs électriques, le soufre, le sel, et les composés de chlorure. Mais aussi aux substances chimiques. Et enfin, aux conditions extrêmes telles que des températures très froides

Quels sont les différentes familles d’acier inoxydable ?

Il existe les :

  • Ferritique : ce sont des aciers à faible teneur en carbone. La résistance à la corrosion s’améliore avec l’augmentation de la teneur en chrome. Il dispose de bonnes caractéristiques mécaniques. Il faut aussi signaler leur plus faible coefficient de dilatation, leur plus grande conductivité thermique, leur insensibilité à la corrosion sous contrainte. Ces aciers sont magnétisables.
  • Martensitique : un acier contenant de 12 à 18 % de chrome et avec une teneur en carbone assez élevée. Il présente une résistance à la corrosion modérée, un allongement à la rupture faible et des caractéristiques mécaniques élevées. Il est aussi magnétisable.
  • Austénitique : Cet acier contient du chrome et du nickel et sa structure est austénitique à température ambiante. Il allie une facilité de mise en œuvre avec une grande aptitude à la déformation et une résistance à la corrosion satisfaisante dans de très nombreux milieux (en milieu marin). Une grande stabilité structurale permet leur utilisation à hautes températures (échangeurs de chaleur) et aux basses températures (stockage de gaz liquéfié).
  • Duplex : Ces aciers présentent en général des caractéristiques mécaniques supérieures et une meilleure résistance à la corrosion que la plupart des nuances courantes austénitiques et ferritiques.

natureL’acier inoxydable est 100% recyclable ; plus de 50% d’un nouvel acier inoxydable est fait à partir des chutes de métal refondu!

20 Abr

Récupération de chaleur sur groupes frigorifiques

Pour quelles raisons ce système a-t-il été mis en place ?

Cette notion apparaît en Europe à la fin des années 1970. Les conséquences du choc pétrolier ainsi que les raisons écologiques et économiques nous poussent à chercher de nouvelles alternatives pour récupérer de l’énergie. Le principe est ingénieux, à l’inverse d’une chaudière qui produit de la chaleur, un groupe frigorifique ne produit pas de froid mais retire de la chaleur à une source chaude (air, eau, etc.) au niveau de l’évaporateur. Cette chaleur est le plus souvent évacuée dans l’air ambiant au condenseur et donc perdue ce qui peut constituer une nuisance. L’installation d’un récupérateur de chaleur sur un groupe froid permet de valoriser cette énergie disponible, en l’exploitant différemment : sous forme d’eau chaude sanitaire ou d’eau de chauffage par exemple. Cela permet donc de réduire les coûts mais surtout de limiter les conséquences sur notre environnement.

Comment fonctionne ce système ?

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La mise en place d’un récupérateur consiste à intercaler entre le compresseur et le condenseur à air un échangeur de chaleur fluide frigorigène et eau. Cela a pour but de chauffer de l’eau en exploitant la chaleur extraite de la chambre froide lorsque l’on procède à son refroidissement et ainsi de maintenir la température. Le fluide frigorigène transporte l’énergie thermique depuis l’évaporateur jusqu’au récupérateur, où il cède des calories à l’eau, qui voit alors sa température augmenter.

Quelles sont les étapes clés de la récupération d’énergie ?

Il existe plusieurs possibilités de récupération.

  • Au niveau de la désurchauffe : le fluide frigorigène, à l’état vapeur au refoulement du compresseur, est refroidi à pression constante avant d’entrer dans le condenseur. C’est à ce niveau que le fluide frigorigène présente la température la plus élevée. Elle varie en fonction de la nature du fluide (137 °C pour l’ammoniac contre seulement 58 °C pour le R404a). La quantité d’énergie récupérable sera cependant limitée car elle se fait sous forme de chaleur sensible.
  • Au niveau du condenseur : le fluide condense en produisant de la chaleur à température constante. C’est à ce niveau qu’en termes de quantité le potentiel de récupération d’énergie est le plus élevé.
  • Au niveau du circuit de refroidissement d’huile : le niveau de température est élevé et la quantité d’énergie récupérable faible.

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Quelles économies ?

L’énergie économisée par un système de récupération de chaleur servant à préchauffer l’eau d’un chauffe-eau ECS est de 50% à 90 % de l’énergie consommée initialement.

La récupération de chaleur sur un groupe froid est éligible aux certificats d'économies d'énergie (CEE).
14 Abr

Le compresseur scroll et le compresseur à pistons

D’une manière générale, un compresseur est un organe mécanique destiné à augmenter la pression d’un gaz, et donc son énergie.

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FONCTIONNEMENT DU COMPRESSEUR SCROLL

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Plus particulièrement, le compresseur scroll (ou compresseur à spirale) emploie deux spirales intercalées comme des palettes pour pomper et comprimer des fluides. Souvent, une des spires est fixe, alors que l’autre se déplace excentriquement sans tourner, de sorte à pomper puis emprisonner et enfin comprimer des poches de fluide entre les spires comme dessiné ci-dessous.

 

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FONCTIONNEMENT DU COMPRESSEUR A PISTONS

Dans un tel compresseur, chaque piston présente un mouvement alternatif dans un cylindre. A  l’aller, le piston aspire le fluide à une certaine pression puis le comprime au retour. Pour cela, chaque piston est muni d’une entrée et d’une sortie à clapet anti-retour. Le clapet d’admission laisse passer le gaz uniquement vers la chambre du piston. À l’inverse, le clapet d’échappement ne peut laisser passer le gaz que vers le circuit extérieur. De plus, le clapet d’échappement offre une certaine résistance, de façon à ne s’ouvrir que lorsque la pression de l’intérieur de la chambre du cylindre atteint une valeur suffisante.

Fonctionnement pas à pas :

  • le piston « descend » : la dépression créée à l’intérieur du cylindre entraîne l’ouverture du clapet d’admission et le fluide est aspiré. Le clapet d’échappement est fermé, car il ne marche que dans un sens.
  • le piston commence sa « remontée » : le fluide commence à se comprimer, car il ne peut sortir par le clapet d’admission (clapet anti-retour) et sa pression n’est pas suffisante pour pousser le clapet d’échappement (maintenu en place par un ressort par exemple). Le fluide ne pouvant s’échapper, il se compresse, car la « remontée » du piston diminue le volume dans le cylindre.
  • la pression du fluide atteint la pression voulue (contrôlé par la raideur du ressort) : cette pression est suffisante pour ouvrir le clapet d’échappement et le fluide sous pression s’échappe donc. Le piston finissant sa remontée, il chasse le fluide tout en maintenant sa pression.
  • le clapet d’échappement se ferme lorsque le piston arrive au point mort haut et un nouveau cycle recommence.

 UTILISATIONS DES COMPRESSEURS

Les compresseurs mécaniques sont utilisés dans les transports (automobiles, avions, bateaux à moteur) et dans l’industrie afin de produire de l’air comprimé notamment dans les machines frigorifiques et pompes à chaleur.

14 Abr

La pompe à chaleur

La pompe à chaleur, qu’est-ce que c’est ?

La pompe à chaleur aussi appelée PAC est un dispositif thermodynamique qui a pour fonction de transférer une quantité de chaleur prélevé dans un milieu vers un lieu à chauffer. En outre, cet appareil permet de capter l’énergie de l’extérieur.

Une pompe à chaleur est composée d’un évaporateur, d’un générateur à compresseur et d’un condensateur.

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Il existe différents types de systèmes de pompe à chaleur : la pompe à chaleur géothermique qui utilise l’énergie du sol pour chauffer la pièce, la pompe à chaleur à air-air qui utilise l’énergie de l’air et la pompe à chaleur au gaz naturel.

Selon le but du dispositif de pompage, une pompe à chaleur peut soit être considérée comme un système de chauffage si l’on souhaite augmenter la température de la source chaude, soit être considérée comme un système frigorifique si l’on souhaite abaisser la température de la source froide.

La pompe à chaleur air eau

C’est un chauffage de piscine efficace et écologique. Elle réutilise l’air extérieur pour chauffer l’eau de votre piscine. En outre, la pompe à chaleur transforme les calories présentes dans l’air ou de l’eau en chaleur qu’elle transmet à l’eau de la piscine. Elles sont généralement de type air-eau. C’est à dire qu’elles récupèrent la chaleur présente dans l’air pour la transmettre dans l’eau. Ensuite, la chaleur est transportée par un fluide spécial appelé fluide frigorigène.

La pompe à chaleur air air

La pompe à chaleur air-air chauffe le logement en hiver et le rafraîchit en été, en utilisant les calories naturellement présentes dans l’air extérieur. En effet, elle utilise l’énergie contenue dans l’air extérieur pour produire de l’air chaud et chauffer votre habitation. Ce système aérothermique permet à la fois de réaliser des économies d’énergie mais aussi de participer à la protection de l’environnement.

 

La pompe à chaleur géothermique

La pompe à chaleur (PAC) géothermique extrait les calories naturellement contenues dans les profondeurs du sol et les restitue à vos émetteurs de chaleur : plancher chauffant, ventilo-convecteurs à eau, radiateurs. La PAC géothermique offre un rendement constant quelle que soit la température extérieure.

La pompe à chaleur eau eau

Cette installation de chauffage fonctionne selon le même principe que la PAC “sol-eau” à sonde géothermique, à la différence que le circuit est généralement ouvert: il puise directement de l’eau dans une nappe souterraine, un lac ou une rivière, puis l’amène à la PAC qui prélève sa chaleur, avant de rejeter l’eau refroidie.

14 Abr

Les capteurs solaires thermiques

Qu’est-ce qu’un capteur thermique ? Comment fonctionne-t-il ?

Pour commencer, un capteur solaire est un dispositif conçu pour capturer l’énergie solaire transmise par les rayonnements du soleil. Le processus consiste à communiquer ces derniers à un fluide caloporteur, qui peut être soit un gaz soit un liquide, sous forme de chaleur. Cette énergie peut ensuite être utilisée pour le chauffage du logement ou pour la production d’eau chaude sanitaire.

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France_road_sign_A14.svg A ne pas confondre avec les panneaux photovoltaïques, qui eux transforment la lumière recueilli en électricité.

Pour quelle utilisation?

Le type d’application peut aller du chauffage d’une piscine avec un capteur léger, à une centrale solaire thermodynamique produisant de l’électricité. En effet, le fluide caloporteur peut être de l’air, de l’eau, un mélange antigel, un fluide à changement de phase, ou encore une huile.

À travers le monde, la majorité des installations sont utilisées pour produire de l’eau chaude sanitaire pour des maisons individuelles. Les capteurs solaires sont aussi utilisés pour des systèmes combinés (eau chaude sanitaire et chauffage de bâtiment) pour le chauffage de piscines, pour des centrales de chauffage solaire, pour des procédés industriels ou encore pour de la climatisation solaire.

Quels sont les différents types de capteurs?

Il existe différents types de capteurs solaires thermiques selon le type de fluide, le niveau de température que les panneaux solaires permettent d’atteindre. On distingue 3 familles de capteurs solaires thermiques.

  • Les capteurs plans non vitrés ou souples : Ils sont composés d’un absorbeur lui-même revêtu d’une peinture sombre et sélective, d’un faisceau de tubes cylindriques ou ovalisés qui résiste aux rayonnements ultraviolets et aux variations de température. Les tubes sont parcourus par de l’eau (fluide caloporteur)et celle-ci se réchauffe au fil de l’écoulement dans les tubes. Ces capteurs solaires ne sont généralement pas isolés. Ces capteurs simples et peu onéreux sont plutôt adaptés pour le chauffage de l’eau d’une piscine.
  • Les capteurs plans vitrés : le fluide caloporteur passe dans un serpentin placé derrière une vitre, dans un caisson isolé. La vitre est transparente à la lumière du soleil mais opaque aux rayons infrarouges de l’intérieur ce qui piège la chaleur. Ce sont les capteurs les plus répandus aujourd’hui.
  • Les capteurs sous vides : le fluide caloporteur circule à l’intérieur d’un tube sous vide simple ou double. Ils sont plus performants mais plus onéreux et particulièrement adaptés pour une utilisation en région froide ou qui bénéficie d’un ensoleillement moins important.